BILL CALLAHAN – SHEPHERD IN A SHEEPSKIN VEST

BILL CALLAHAN - SHEPHERD IN A SHEEPSKIN VESTAprès l’album Dream River (2013), la vie de Bill  Callahan a connu quelques changements – des changements positifs : un mariage et un enfant. Mais après ça, il lui fût soudainement plus difficile de retrouver l’espace dans lequel ses chansons avaient l’habitude de prendre forme, et comment transformer ces nouvelles expériences en chansons. C’est un album d’un genre différent. Bill écrit désormais au-delà de l’état d’esprit de ses trois derniers albums Eagle, Apocalypse, et Dream River. Shepherd in a Sheepskin Vest est véritablement sa propre bête. Les chansons sont plus courtes, et plus nombreuses. Vingt chansons, c’est beaucoup, c’est quasiment l’équivalent de ses trois derniers albums additionnés ! Ses chansons ont toujours été insaisissables, flottant entre étude de personnage et autobiographie. Si cette fois, tout cela semblait différent, après 20 ans à écrire de la musique, il n’était pas prêt à changer pour autant. Ou peut-être, l’était-il ? Récemment marié, récemment père – il y a de tout cela en elles – mais écrire et chanter, c’est en sorte un vieux compagnon qui l’a aidé et accompagné jusqu’à cet endroit où il se trouve heureux aujourd’hui. Y avait-il de la place pour tout le monde ? Tout en faisant le tri dans tout ça, il travaillait tous les jours sur des chansons – ce qui veut dire qu’il y avait des moments durant lesquels il se confrontait simplement au vide, comparant cette nouvelle vie à celles qu’il avait connues avant. C’est cela qui a donné forme à l’album. Des souvenirs d’autrefois sur « Ballad of the Hulk » et « Young Icarus » à l’immédiateté du moment présent sur « Watching Me Get Married » et « Son of the Sea », Bill retrace les différentes lignes de la vie, dénouant les contradictions et ambiguïtés avec calme et désinvolture. Shepherd in a Sheepskin Vest est imprégné du sentiment d’une vie foudroyée par le changement – les chansons déambulent entre ces nouvelles joies et satisfactions vers d’autres images et considérations moins heureuses, que nous connaissons tous. Troublantes images chimériques et souvenirs mythiques, le passé a résisté à contre-courant, s’insinuant dans le présent, embrassant naturellement les révolutions du temps et de l’inconscient. Ces expressions sont liées à la musique. Conscient de l’incertitude dans laquelle les chansons ont été réunies, Bill est allé en studio seul, ne sachant pas s’il arriverait à ce qu’il voulait avec un groupe – et puis, qui sait combien de temps cela prendrait-il ? Cela a permis à ses chansons-pensées d’être formulées avec le sentiment juste. Une fois la guitare et le chant mis en place, les autres parties ont pu trouver la leur.. La collaboration avec Matt Kinsey à la guitare est essentielle à la musique, tout comme celle avec Brian Beattie à la basse acoustique. Bill s’est aussi retrouvé à faire des overdubs lui-même pour la première fois depuis des années, ce qui a donné aux chansons une impression de dérive épisodique, comme s’il traversait des pièces en chantant. Dans son mix final, Shepherd in a Sheepskin Vest brille de manière incandescente – un arrangement entièrement acoustique, des sons et histoires changeant harmonieusement, comme une seule grande chanson composée de plusieurs nouvelles histoires – le genre que seulement Bill Callahan est capable d’imaginer et de chanter. Et puis, il est tellement agréable de retrouver un vieil ami, et de l’écouter raconter toutes ces vies.

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